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Du papier à la parole : le journalisme reprend le micro à Couthures-sur-Garonne

  • Photo du rédacteur: Sacha Mourat
    Sacha Mourat
  • 13 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Par Marine Da Cunha


Dans un monde où les médias sont à la fois scrutés, critiqués et indispensables, un petit village du Sud-Ouest devient chaque été le théâtre d’un festival unique : le Festival international du journalisme. Un événement grand public où journalistes, citoyens et experts croisent leurs regards sur les grands défis de l’information.


À Couthures‑sur‑Garonne, le journalisme se raconte à hauteur d’Hommes. Du 11 au 13 juillet  2025, ce village d’environ 360 habitants, niché en bord de Garonne, s’est une nouvelle fois métamorphosé en capitale éphémère de la presse et du débat public. Créé par les rédactions du groupe Le Monde et L’Obs, le festival se distingue par son format ouvert : conférences en plein air, projections, débats impromptus et ateliers citoyens. Les festivaliers ont pu croiser des personnalités du paysage médiatique, telles que Antoine Bernard (Responsable du plaidoyer de Reporters sans frontières), Reed Brody (Avocat américain, ancien conseiller juridique de Human Rights Watch), Laurence Haïm (Journaliste, ancienne correspondante aux Etats-Unis de Canal+ et LCI). Ces échanges ont offert une plongée directe dans les coulisses de l’actualité. L’ambiance y était conviviale : échanges sous les arbres, discussions au bord de la Garonne, ou encore débats sur bottes de paille ; preuve que le lien entre médias et citoyens peut se réinventer hors des plateaux.

Des sujets brûlants pour repenser l’information

L’édition 2025 a été marquée par de riches thématiques, reflétant les multiples tensions du monde contemporain. Pas moins de sept grands axes ont structuré les trois jours du festival : “Pourquoi le journalisme d’opinion fait recette”, “Trump en croisade contre la liberté d’informer”, “L’ordre mondial chamboulé par l’ouragan Trump”, “Les lobbies manipulent-ils l’information ?”, “Faut-il changer de République ?”, “La ruralité, chance ou malédiction ?”, et enfin, “Sauver l’océan”. Ces thématiques, à la croisée des enjeux politiques, sociaux, écologiques et professionnels, ont permis d’ouvrir un dialogue large et transversal entre intervenants et festivaliers. Chaque sujet a donné lieu à des échanges nourris, entre conférences, projections, témoignages et ateliers participatifs. 

Parmi les moments forts, les tables rondes sur Trump ont interrogé la menace que représentent les populismes pour la liberté de la presse, tandis que les débats sur la République ont ravivé les réflexions sur nos institutions. La question des lobbies, portée notamment par Irène Frachon, David Colon, ou encore Stéphane Horel a soulevé celle de l’indépendance des médias. D’autres rencontres ont exploré le traitement médiatique des zones rurales, ou la place croissante du journalisme d’opinion face à l’exigence de neutralité. Enfin, la thématique environnementale “Sauver l’océan” a permis d’aborder le rôle des médias dans la sensibilisation à l’urgence climatique. En trois jours, le festival a réaffirmé sa vocation : faire du journalisme un espace vivant, ouvert, et en prise directe avec la société.

Plus qu’un festival, l’événement a agi comme une agora contemporaine où se réinvente la fonction du journalisme : informer, certes, mais aussi écouter, interroger, et co-construire une parole publique avec les citoyens.


Source : 



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